Lacompagnie Lionel Hoche

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La Compagnie Lionel Hoche

L'histoire de la Compagnie Lionel Hoche commence en 1992, au moment où son chorégraphe décide de se consacrer entièrement à la recherche de son propre vocabulaire. Attaché à une écriture fine et vigoureuse, le chorégraphe crée alors sa première pièce Prière de tenir la main courante présentée au Festival International de Danse de Cannes.
« Si son langage est très écrit, structuré, précis, il reste néanmoins très libre par l'autonomie qu'il laisse aux interprètes. C'est une histoire humaine et artistique qui anime l'esprit de la Compagnie Lionel Hoche. Et l'alchimie opère. Chaque nouvelle création est l'occasion de collaborations artistiques fructueuses que ce soit au plan musical ou plastique. Curieux et audacieux, le chorégraphe insuffle ses qualités humaines à sa créativité, donnant à sa compagnie vivacité et générosité ». Gallia Valette-Pilenko
Depuis 2005, la Compagnie Lionel Hoche poursuit son travail de création et de sensibilisation à la Maison de la musique de Nanterre. Elle y a réalisé la trilogie Plexus/Praxis/Vortex et y prépare sa création 2008 intitulée PAN !

Une trajectoire qui reflète le désir de l'artiste de rester fidèle à sa passion pour le corps dansant, à son architecture et à celle du vivant dans sa dimension sociologique.
L'humain et son environnement sont depuis toujours au coeur des projets que développe Lionel Hoche. Intérieur et extérieur y forment un tout interactif et riche. Ce va-et-vient alimente constamment l'observation des rapports humains, du singulier au pluriel, de l'individu au groupe. Au delà du traitement chorégraphique, Lionel Hoche implique aussi son travail dans une recherche plastique et scénographique. Cet ensemble de préoccupations résonne sur tout le processus de création.

Agnès Izrine à propos de Lionel Hoche

Lionel Hoche est un homme de vocabulaire, chorégraphique s'entend. De par son parcours, qui commence par l'Opéra de Paris avant de finir chez Daniel Larrieu avec un détour par Jiri Kylian, il accumule des savoir- faire et des techniques fort différentes dont il tirera une gestuelle très personnelle.
Chorégraphe depuis 1988, il approfondit son écriture, à la fois fine et vigoureuse et crée sa compagnie MéMé BaNjO en 1992. Ses interprètes sont aussi disparates que passionnants : on y verra passer pêle-mêle les chorégraphes contemporains Alain Buffard, Cécile Proust, Alvaro Morell ou Cyrill Davy, Christophe Wavelet, devenu depuis journaliste et théoricien, et des danseurs classiques d'un niveau remarquable.
Ses chorégraphies sont d'un périlleux équilibre : du "contact-improvisation" qui se glisse dans les pas les plus académiques, du contemporain qui vient pervertir l'implacable beauté d'un ensemble tiré au cordeau, et une torsion du geste qui induit une sorte de courbure de l'espace et n'appartient qu'à lui. Profondément humanistes, ses pièces recèlent une forme d'humour fait d'ironie affectueuse pour ses congénères. Ce qu'il cherche, de chorégraphie en chorégraphie, pourrait s'appeler grandeur et décadence du danseur. En effet, sa gestuelle n'est pas exempte d'une grandeur toute classique ni d'une animalité assez sauvage qui vient heureusement dévoyer des mouvements extrêmement mesurés, sinon calculés. Parfois, la chorégraphie a des langueurs de sérail : lignes sinueuses, méandres de bras aux arrondis sensuels, cambrés suggestifs... Parfois, la dureté et la rigueur d'une géométrie inexorable qui aligne des pas d'un austère éclat.
Ainsi, au coeur d'une même oeuvre Lionel Hoche fait entrapercevoir simultanément une vision d'un corps glorieux et triomphant qui soudain périclite et laisse découvrir une humanité organique et harassée, voire d'un érotisme troublant. En ce sens, il a su inventer un vrai renouveau du vocabulaire classique en prenant des chemins de traverse plutôt inattendus. C'est probablement pourquoi nombre de ballets s'assurent la collaboration de ce chorégraphe auquel l'importance d'une grande compagnie ne fait pas peur, au point que Daniel Larrieu le choisira comme assistant pour travailler à l'Opéra de Paris, avant qu'il ne se lance lui-même dans l'aventure en y créant Yamm. Il sait composer des danses de groupes énergiques et fluides, d'une symétrie subtilement falsifiée, et de brillants solos à l'élégance typiquement française mettant en valeur les qualités d'interprètes de haut niveau.
Par ailleurs, Lionel Hoche a su s'assurer de palpitantes collaborations scénographiques et musicales, d'une grande liberté de ton. Son regard aigu, très au fait des avant-gardes picturales lui permettent de choisir avec discernement des peintres de talent. Ces oeuvres plastiques apportent à ses pièces un cachet très graphique, transformant le fait chorégraphique en une sorte de mobile animé particulièrement attractif. Quant à la musique, l'éclectisme de ses choix qui peuvent allier à la techno le désuet d'une valse un peu désaccordée, son goût pour des instruments étranges ou inusités donnent à toutes ses chorégraphies une saveur douce amère qui perturbe aimablement la perception d'un public qui finit par ne plus savoir... sur quel pied danser !

© Agnès Izrine - pour le CD ROM danse AFAA 2003
La compagnie
LionelHoche

représentations

Entrelacs (septembre 2010)

11 septembre 2010 - Avant première
Festival "Le temps d'aimer" - Biarritz
2, 3 et 4 mars 2011
Centre national de la danse - Pantin
2 octobre 2010
Centre des Arts - Enghien les Bains

PAN !

3 et 4 novembre 2009
Holland dance festival - Pays-bas
Photographies PAN !

Photographies PAN !

C'est le coup de feu du début qui résume le temps, le pan de ciel qui pleut sur la tête, c'est le coup de la panne le « pan pan » du moteur à explosion initiale, c'est la foudre dans le pantalon, dépareillées et pans de passé qui volent en éclats, en explosantes fixes, en appuis dans l'air, saltos panoramiques, écrans plats, petits pans de mur jaune panachés, c'est la pantomime du Dieu Bouc de la Panamerica, celui qui porte le monde en pagaille sur sa tête de Paf.