Lacompagnie Lionel Hoche

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La Compagnie Lionel Hoche

L'histoire de la Compagnie Lionel Hoche commence en 1992, au moment où son chorégraphe décide de se consacrer entièrement à la recherche de son propre vocabulaire. Attaché à une écriture fine et vigoureuse, le chorégraphe crée alors sa première pièce Prière de tenir la main courante présentée au Festival International de Danse de Cannes.
« Si son langage est très écrit, structuré, précis, il reste néanmoins très libre par l'autonomie qu'il laisse aux interprètes. C'est une histoire humaine et artistique qui anime l'esprit de la Compagnie Lionel Hoche. Et l'alchimie opère. Chaque nouvelle création est l'occasion de collaborations artistiques fructueuses que ce soit au plan musical ou plastique. Curieux et audacieux, le chorégraphe insuffle ses qualités humaines à sa créativité, donnant à sa compagnie vivacité et générosité ». Gallia Valette-Pilenko
De 2005 à 2008, la Compagnie Lionel Hoche est en résidence à la Maison de la musique de Nanterre où elle réalise la triologie Plexus/Praxis/Vortex et PAN!. Elle débute en septembre 2010 une résidence longue à l'Opéra de Massy où elle poursuivra ses actions de sensibilisation auprès des publics et présentera les pièces majeures de son répertoire. Elle crèe également ENTRELACS  au Centre des Arts d'Enghien en octobre 2010.

Une trajectoire qui reflète le désir de l'artiste de rester fidèle à sa passion pour le corps dansant, à son architecture et à celle du vivant dans sa dimension sociologique.
L'humain et son environnement sont depuis toujours au coeur des projets que développe Lionel Hoche. Intérieur et extérieur y forment un tout interactif et riche. Ce va-et-vient alimente constamment l'observation des rapports humains, du singulier au pluriel, de l'individu au groupe. Au delà du traitement chorégraphique, Lionel Hoche implique aussi son travail dans une recherche plastique et scénographique. Cet ensemble de préoccupations résonne sur tout le processus de création.

Agnès Izrine à propos de Lionel Hoche

Lionel Hoche est un homme de vocabulaire, chorégraphique s'entend. De par son parcours, qui commence par l'Opéra de Paris avant de finir chez Daniel Larrieu avec un détour par Jiri Kylian, il accumule des savoir- faire et des techniques fort différentes dont il tirera une gestuelle très personnelle.
Chorégraphe depuis 1988, il approfondit son écriture, à la fois fine et vigoureuse et crée sa compagnie MéMé BaNjO en 1992. Ses interprètes sont aussi disparates que passionnants : on y verra passer pêle-mêle les chorégraphes contemporains Alain Buffard, Cécile Proust, Alvaro Morell ou Cyrill Davy, Christophe Wavelet, devenu depuis journaliste et théoricien, et des danseurs classiques d'un niveau remarquable.
Ses chorégraphies sont d'un périlleux équilibre : du "contact-improvisation" qui se glisse dans les pas les plus académiques, du contemporain qui vient pervertir l'implacable beauté d'un ensemble tiré au cordeau, et une torsion du geste qui induit une sorte de courbure de l'espace et n'appartient qu'à lui. Profondément humanistes, ses pièces recèlent une forme d'humour fait d'ironie affectueuse pour ses congénères. Ce qu'il cherche, de chorégraphie en chorégraphie, pourrait s'appeler grandeur et décadence du danseur. En effet, sa gestuelle n'est pas exempte d'une grandeur toute classique ni d'une animalité assez sauvage qui vient heureusement dévoyer des mouvements extrêmement mesurés, sinon calculés. Parfois, la chorégraphie a des langueurs de sérail : lignes sinueuses, méandres de bras aux arrondis sensuels, cambrés suggestifs... Parfois, la dureté et la rigueur d'une géométrie inexorable qui aligne des pas d'un austère éclat.
Ainsi, au coeur d'une même oeuvre Lionel Hoche fait entrapercevoir simultanément une vision d'un corps glorieux et triomphant qui soudain périclite et laisse découvrir une humanité organique et harassée, voire d'un érotisme troublant. En ce sens, il a su inventer un vrai renouveau du vocabulaire classique en prenant des chemins de traverse plutôt inattendus. C'est probablement pourquoi nombre de ballets s'assurent la collaboration de ce chorégraphe auquel l'importance d'une grande compagnie ne fait pas peur, au point que Daniel Larrieu le choisira comme assistant pour travailler à l'Opéra de Paris, avant qu'il ne se lance lui-même dans l'aventure en y créant Yamm. Il sait composer des danses de groupes énergiques et fluides, d'une symétrie subtilement falsifiée, et de brillants solos à l'élégance typiquement française mettant en valeur les qualités d'interprètes de haut niveau.
Par ailleurs, Lionel Hoche a su s'assurer de palpitantes collaborations scénographiques et musicales, d'une grande liberté de ton. Son regard aigu, très au fait des avant-gardes picturales lui permettent de choisir avec discernement des peintres de talent. Ces oeuvres plastiques apportent à ses pièces un cachet très graphique, transformant le fait chorégraphique en une sorte de mobile animé particulièrement attractif. Quant à la musique, l'éclectisme de ses choix qui peuvent allier à la techno le désuet d'une valse un peu désaccordée, son goût pour des instruments étranges ou inusités donnent à toutes ses chorégraphies une saveur douce amère qui perturbe aimablement la perception d'un public qui finit par ne plus savoir... sur quel pied danser !

© Agnès Izrine - pour le CD ROM danse AFAA 2003
La compagnie
LionelHoche

représentations

Volubilis

Le 26 janvier 2012
Opéra de Massy (programme mixte: Nar6/Corrélations/Volubilis)

Corrélations

11 février 2012
Théâtre de Vanves - Salle Panopée (programme mixte Corrélations/Des écumes Civiles)
29 février 2012
Les Hivernales d'Avignon - la Chartreuse de Villeneuve les Avignon (Programme mixte Corrélations/Volubilis)

Des écumes civiles

Les 30 et 31 mars 2012
L'échangeur - Bagnolet
11 avril 2012
Centre culturel Suisse - Paris

Zoom

De nouvelles collaborations
Durant l'été Lionel Hoche a réalisé la chorégraphie du prochain clip de la chanteuse Rock britannique Anna Calvi et collaboré au nouveau spectacle de Jean-Michel Ribes "René l'Enervé". En septembre, il rejoint la Compagnie Eva Duda à Budapest pour laquelle il chorégraphie « Retouraunoir ».

Résidence à Massy
La compagnie débute sa deuxième saison de résidence à l'Opéra de Massy. Elle y créera deux pièces courtes "Corrélations" et "Nar6". Lionel Hoche s'est vu confier la direction artistique de l'événement annuel Tous à l'Opéra qui invitera le public a une découverte surprenante de l'Opéra de Massy. De nombreuses actions artistiques sont déployées sur le département : Ateliers de pratique, exposition, danse d'appartement...

Diffusion
Au programme de cette saison. Les pièces du répertoire « Des Ecumes Civiles » et « Volubilis »
Les créations « Corrélations » et « Nar6 », deux pièces qui élaborent chacune à leur échelle une équation interactive et intrigante entre l'écriture de la danse et un élément scénographique.

En préparation
La compagnie avance sur le projet de création "Flashville" prévu début 2013 pour 12 danseurs et l'orchestre Ostinato sur la Symphonie Fantastique d'Hector Berlioz. Lionel Hoche souhaite y revisiter certains aspects du fantastique romantique, pour explorer ce que ses « principes actifs » ont de résolument moderne : mondes parallèles, temporalités mélangées, psychismes étendus, figures spectrales, passion et crise du sujet dans un monde qui n'est plus à la mesure de l'homme.

La compagnie Lionel Hoche est en résidence longue à l'Opéra de Massy. Elle reçoit le soutien du ministère de la culture et de la communication au titre de l'aide à la compagnie et du Conseil Général de l'Essonne au titre du Contrat de Résidence Danse.